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08/01/2010

Les élus boivent, les citoyens trinquent.

Nouvelle année : attendez-vous au pire des années passées.

 

Voici qu’approchent la cérémonie des vœux du maire et autres festivités mulhousiennes, et comme chaque année le vin du Klettenberg va couler à flot.

Et comme chaque année les hypocrites vont dire qu’il est vraiment bon, original, rien que pour plaire aux édiles et jouer à l’œnologue (à ne pas confondre avec l’alcoolique).

Cependant, d’année en année notre sous ministre maire a le sourire de plus en plus crispé lors de cette grand messe.

Serait ce qu’il commence à désespérer de devenir enfin un vrai ministre ?

Non, cette mimique contractée que Bockel affiche sur ses terres, tel un Socrate devant la coupe de cigüe, c’est l’effet « vin du Klettenberg ».

Cette piquette là a de quoi faire débander un curé pédophile, ou un  ministre de la culture devant un jeune boxeur thaï. Même les virils comédiens du Herren-n-Owe l’ont chanté dans leur dernière revue comme « un grand cru qui fait se resserrer les trous dans les chaussettes » et une connaisseuse locale des choses gustatives s’est exclamée à son propos : « t’as les glandes salivaires qui suintent quand t’en bois ! »

 

Comment s’imaginer que du Moyen Age jusqu’au XVIIIème siècle, le vin faisait la gloire et la fortune de Mulhouse ? Ses grands crus étaient vendus partout, jusqu’en Suisse et en Allemagne. Tout le Rebberg était planté de vignes, Rebberg voulant dire en Allemand « colline de la vigne ». Mais à la révolution industrielle, quand Mulhouse devint la Manchester française avec ses manufactures et ses cent cheminées, la bourgeoisie exploitante de la vigne délaissa vite le vin au profit des revenus de l’industrie.

Le charme bucolique de la colline séduisit les nouveaux fortunés de l’industrie qui firent arracher les ceps pour y ériger leurs riches et vastes résidences, en en  faisant un « Neuilly de Mulhouse » dont on constate la décrépitude aujourd’hui.

C’est à Tony Troxler, le saltimbanque dialectal, que revint l’idée dit-on de renouer avec la tradition viticole de Mulhouse. Des pieds de pinot auxerrois et de tokay pinot gris furent alors plantés sur le haut du Rebberg, chemin du Klettenberg, sur un terrain de 3,7 hectares légué à la Ville par la famille Spoerry, dont l’un de ses membres, François, est le père de la Tour de l’Europe.

Malheureusement le savoir faire n’est plus là, au point que les étiquettes ne mentionnent ni les cépages ni les millésimes.

Par contre, inéluctablement l’idée a été récupérée à des fins politiques et la mairie du règne de Bockel premier a décidé de faire du Clos du Klettenberg son vin de cérémonie.

 

A votre santé, trinquons citoyens !

 

 
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