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02/05/2010

Mulhouse, république des ploutocrates.

Cette fois-ci c’est officiellement officiel, Jean-Marie Bockel démissionne de son mandat de maire de Mulhouse.

Le 23 mars nous vous l’annoncions, le 25 mars JMB publiait un démenti dans l’Alsace : « Un racontar n’est pas une vérité », tout en bouclant l’’édito de l’Echo Mulhousien où il dit « je prépare depuis plusieurs mois le passage de témoin de la fonction de maire ».

 

Le maire 100% efficace – réélu d’un cheveu –. ne manquera pas de proposer au conseil municipal du lundi 17 mai  d’officialiser la nomination de Rottner premier et à sa suite celle de Rambaud comme premier adjoint.

 

Encore une fois il redessine la démocratie locale à sa sauce.

Rappelons nous la période ante-préélectorale où il démit de toutes ses délégations l’adjoint qui le dérangeait. Ce qui laisse anticiper son efficacité redoutable lorsqu’il sera lui-même conseiller municipal délégué au personnel.

L’entreprise ville et M2A n’auront qu’à bien se tenir.

 

Bockel va encore une fois puiser dans le budget com. d’une ville ruinée et va diffuser dans toutes les boites aux lettres de Mulhouse sa lettre de démotivation.

 

Si plus des deux-tiers de nos élus restent inféodés à Jean-Marie Bockel et approuvent sa manœuvre, il ne pourra pas y avoir d’élections complémentaires. (L258 du code électoral)

 

Nous D2M, pensons que Mulhouse – républicaine depuis 1347 – mérite un nouveau maire élu au suffrage universel, en toute citoyenneté.

23/03/2010

Bockel, Rottner 1er, Risser : les dessous des assises !

Chantal Risser, adjointe à l’éducation, annonçait en 2008 à grand coups de communication une large consultation sur les horaires scolaires des écoles mulhousiennes, pompeusement dénommée  « les Assises de l’éducation  » !

Peu après la rentrée 2009-2010, ce sont les enseignants soutenus par les parents d’élèves qui dénonçaient le peu de réelle concertation et s’opposaient aux réformes voulues par Madame Risser.

S’en suivit la constitution d’un comité de pilotage, l’organisation « d’assises », dont on peut se douter que les membres furent triés sur le tas pour évincer des portes paroles considérés comme un peu trop opposants.

 

Aujourd’hui, c’est l’intersyndicale de la Ville et de la MAAaaaa qui appelle  l’ensemble des salariés du service Education à participer à la journée d’action interprofessionnelle du 23 mars :

« Nous souhaitons dénoncer avec force le projet de réorganisation du service Éducation en évoquant les conséquences pour l’ensemble des agents de la ville de Mulhouse et de la M2A de ce service, soit plus de 400 personnes ainsi que pour les familles de ces mêmes agents...

Nous condamnons le choix sans réelle discussion ….

« Nous ne sommes pas en mesure d’établir les conséquences pour les parents des enfants scolarisés, par manque d’information. Mais il pourrait y en avoir sur l’accueil du matin dont le coût aurait un impact direct sur leur pouvoir d’achat ».

 

Fausse concertation avec les parents d’élèves, défaut de concertation avec les enseignants, absence de concertation avec les agents… Voilà la recette mulhousienne des Assises de l’UMP-Gauche Moderne.

Comme pour le commerce, les Mulhousiens payent deux fois pour ne pas être entendus.

16/03/2010

Rottner, nouvel adjoint au commerce à Mulhouse

Un autre constat, d’autres exigences.

 

Décidemment, les élus de Mulhouse ne connaissent plus le prix du pain. Ce n’est  pourtant pas faute de s’être montré au marché de Mulhouse ces derniers jours (la plus grande surface de vente de l’agglomération).

Dormez, braves contribuables-chalands, la SERM veille sur vous grâce notamment à sa récente concession d’aménagement du grand centre.

Un architecte-urbaniste va travailler sur la vision qu’on peut en avoir en matière de signalétique et d’accessibilité et un consultant va remettre en question nos fonctionnements de stationnement ainsi que les discours des uns et des autres.

Allons-nous bénéficier d’une signalétique expliquant la signalétique pour couper court à toute polémique ? A la façon communication gare SNCF : « ceci est un panneau ».

La présence de nos élus au salon de l’immobilier commercial (MAPIC) à Cannes, « débloque certains problèmes, et confirme que l’étude confiée au cabinet BERENICE colle à leur propre bilan ».

 

Grâce à la pertinence des actions menées par deux conseilleurs municipaux délégués, notre premier adjoint « coordonne ses actions à mener et insiste beaucoup sur la transversalité voirie-urbanisme ! »

Quelle vision !

Peut-être un peu trop de plain pied la transversalité ! Espérons que la voirie et l’urbanisme seront capables de nous pondre des « bateaux » au droit des passages piétons et un centre ville un peu moins « pavé pour la photo mais pas pour la marche, et encore moins pour le fauteuil roulant ou la poussette. »

 

Michèle Striffler missionnée vers d’autres seuils d’incompétence, voici que Rottner 1er se penche sur le commerce, avec une exigence « une seule association de commerçants » !

En d’autres termes il botte en touche la concertation citoyenne, pendant que l’étude que nous avons financée sur nos impôts et qui colle à son propre bilan (pas idiot de ne pas mordre la main qui donne à manger), le conforte dans ses négociations avec des interlocuteurs comme Altaréa (Centre Porte Jeune) ou des franchiseurs…

Alors que nous Mulhousiens, ne trouvons plus où nous garer, n’avons plus de bus simples et pratiques, errons d’arches en arches à la recherche d’utopiques correspondances, de vitrines vides en locaux inoccupés.

Tout ça pour quoi ? Pour venir en ville dépenser des sous dans des enseignes que nous trouvons en redondance (mais avec parking gratuit) dans les mails de nos supermarchés extra muros, et dans toutes les villes de France.

Sauf que, les commerces du grand centre, sont financés sur nos deniers.

 

Et quels sous dépenser ?

 

Rien ne sert de faire des analyses transversales et urbanistiques si on perd la « cible-client ».

Il arrive un jour où le schéma de « prendre l’argent aux pauvres car ils sont plus nombreux » arrive dans l’impasse. C’est le jour où les pauvres sont de plus en plus nombreux mais de moins en moins riches. Multiplier les offres ne sert plus à rien, le « panier moyen » n’a pas augmenté, il est atomisé, et le commerçant ne peut même plus payer ses charges.

 

Face à une augmentation annoncée de 5,88% de nos impôts locaux (+ 4,5% en 2009) nous, Droite Moderne de Mulhouse, nous interrogeons sur l’utilité qu’il y a à payer des voyages à Cannes à nos élus pour qu’ils aillent voir ailleurs où nous ne sommes pas.

Un peu de shopping de luxe incognito sur le dos du contribuable ?

 
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