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22/11/2009

Bockel, Rottner : ils rêvent d’une ville qui n’est pas la nôtre !

Depuis ce fameux article dans notre journal local L’Alsace du 27 septembre dernier qui témoignait de la désolation laissée au centre ville par les friches commerciales, nos élus sont en émoi et tentent de prouver qu’ils font le nécessaire pour résoudre le problème du commerce mulhousien. Chacun y va de ses déclarations :

Ainsi dans le dernier numéro de l’Echo Mulhousien, le service commerce-artisanat (tiens, il y avait donc un service commerce ?) se glorifie d’avoir accordé l’autorisation d’exploiter les terrasses à l’année depuis 2008. Il était temps ! Et « la Ville va plus loin » : les commerçants ont à présent le droit de les chauffer ! A ce rythme-là des autorisations, le centre ville s’animera réellement en 2025…

Mais ce n’est pas tout :

Rottner 1er nous annonce ses intentions « d’implantation de nouvelles enseignes » et de « l’ouverture d’un commerce » sur le site de l’ancienne gare de Dornach.

90 000 euros ont été dépensés sur les deniers publics pour participer au MAPIC de Cannes dans le but d’attirer de nouvelles enseignes commerciales à Mulhouse ! Toute la technostructure mulhousienne s’y est rendue, Bockel et Rottner en tête.

 

Mais voilà bien le problème :

La ville de Mulhouse est suréquipée dans le domaine des emplois tertiaires et particulièrement concernant l’offre commerciale. Didier Taverne, directeur des études socio-économiques de l’Agence d’Urbanisme de la Région Mulhousienne, lors de sa conférence organisée par la Société d’Histoire et de Géographie de Mulhouse précisait que Mulhouse, en ce qui concerne les commerces, était équipée pour une commune de 500 000 habitants ! Il y aura bien d’autres friches commerciales à venir…. Le nouveau centre commercial de la Porte Jeune ? A moins que ce ne soit le deuxième déclin programmé du centre commercial d’en face, le défunt centre Europe qui est par ailleurs en travaux (pour de nouvelles activités commerciales ?).

 

Et Bockel de nous faire croire que « à Mulhouse comme ailleurs, le commerce est touché par la conjoncture économique » !

Lors de sa conférence, Didier Taverne démontrait fort bien que la dégradation de l’emploi sur Mulhouse n’avait rien de conjoncturel mais que le problème était bien structurel parce que les enjeux urbanistiques, environnementaux et sociaux étaient « insuffisamment pris en charge ». Il ajoute encore que ces arguments d’ordre conjoncturel sont « des arguments médiatiques mais non satisfaisants ».

 

Dans le même N° de l’Écho, la Ville se glorifie de l’implantation du Quartier des entrepreneurs à la Mer Rouge, site réhabilité par la SERM (Société d’Equipement de la Région Mulhousienne, bras droit de la ville en matière d’aménagement)… 1 000m2 de bureaux pour accueillir « essentiellement des activités tertiaires » !

Une autre friche à venir ?

 

Mulhouse a un passé industriel glorieux que nos élus se remémorent uniquement dans les musées ou en dernières pages de l’Echo. L’un des secteurs clé pour l’emploi de demain est l’industrie et une grande partie des compétences locales sont techniques : que deviendrons les emplois pour Mulhouse lorsque tous ces projets commerciaux et d’activités tertiaires s’effondreront ?

 

Nous, Droite Moderne de Mulhouse dénonçons les visions pharaoniques de nos élus qui ne tiennent pas compte de la réalité sociale et historique de notre Ville et qui répètent des décisions inadaptées, coûteuses tant financièrement que socialement.

 
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