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16/03/2010

Rottner, nouvel adjoint au commerce à Mulhouse

Un autre constat, d’autres exigences.

 

Décidemment, les élus de Mulhouse ne connaissent plus le prix du pain. Ce n’est  pourtant pas faute de s’être montré au marché de Mulhouse ces derniers jours (la plus grande surface de vente de l’agglomération).

Dormez, braves contribuables-chalands, la SERM veille sur vous grâce notamment à sa récente concession d’aménagement du grand centre.

Un architecte-urbaniste va travailler sur la vision qu’on peut en avoir en matière de signalétique et d’accessibilité et un consultant va remettre en question nos fonctionnements de stationnement ainsi que les discours des uns et des autres.

Allons-nous bénéficier d’une signalétique expliquant la signalétique pour couper court à toute polémique ? A la façon communication gare SNCF : « ceci est un panneau ».

La présence de nos élus au salon de l’immobilier commercial (MAPIC) à Cannes, « débloque certains problèmes, et confirme que l’étude confiée au cabinet BERENICE colle à leur propre bilan ».

 

Grâce à la pertinence des actions menées par deux conseilleurs municipaux délégués, notre premier adjoint « coordonne ses actions à mener et insiste beaucoup sur la transversalité voirie-urbanisme ! »

Quelle vision !

Peut-être un peu trop de plain pied la transversalité ! Espérons que la voirie et l’urbanisme seront capables de nous pondre des « bateaux » au droit des passages piétons et un centre ville un peu moins « pavé pour la photo mais pas pour la marche, et encore moins pour le fauteuil roulant ou la poussette. »

 

Michèle Striffler missionnée vers d’autres seuils d’incompétence, voici que Rottner 1er se penche sur le commerce, avec une exigence « une seule association de commerçants » !

En d’autres termes il botte en touche la concertation citoyenne, pendant que l’étude que nous avons financée sur nos impôts et qui colle à son propre bilan (pas idiot de ne pas mordre la main qui donne à manger), le conforte dans ses négociations avec des interlocuteurs comme Altaréa (Centre Porte Jeune) ou des franchiseurs…

Alors que nous Mulhousiens, ne trouvons plus où nous garer, n’avons plus de bus simples et pratiques, errons d’arches en arches à la recherche d’utopiques correspondances, de vitrines vides en locaux inoccupés.

Tout ça pour quoi ? Pour venir en ville dépenser des sous dans des enseignes que nous trouvons en redondance (mais avec parking gratuit) dans les mails de nos supermarchés extra muros, et dans toutes les villes de France.

Sauf que, les commerces du grand centre, sont financés sur nos deniers.

 

Et quels sous dépenser ?

 

Rien ne sert de faire des analyses transversales et urbanistiques si on perd la « cible-client ».

Il arrive un jour où le schéma de « prendre l’argent aux pauvres car ils sont plus nombreux » arrive dans l’impasse. C’est le jour où les pauvres sont de plus en plus nombreux mais de moins en moins riches. Multiplier les offres ne sert plus à rien, le « panier moyen » n’a pas augmenté, il est atomisé, et le commerçant ne peut même plus payer ses charges.

 

Face à une augmentation annoncée de 5,88% de nos impôts locaux (+ 4,5% en 2009) nous, Droite Moderne de Mulhouse, nous interrogeons sur l’utilité qu’il y a à payer des voyages à Cannes à nos élus pour qu’ils aillent voir ailleurs où nous ne sommes pas.

Un peu de shopping de luxe incognito sur le dos du contribuable ?

 
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