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16/02/2010

Bockel, Samuel Weis et l’Art comptant pour rien !

Dans son livre « Mulhouse du passé au présent », Jean Marie Bockel écrivait en 1983 :

« Avoir une politique culturelle ne consiste pas, pour les responsables de la cité, à imposer leurs goûts personnels mais à favoriser la liberté des expressions ».

 

A Mulhouse, nous avions déjà en 2005 « les Arches de Buren »... Après le champ de patates du Bollwerk, voici  les motifs décoratifs pour papier peint : les rébus de Tobias Rehberger !

Michel Samuel Weis, notre grand collectionneur d’art contemporain a choisi Tobias Rehberger pour réaliser le marché public d’art, soit 1% du budget tram. Comme si Mulhouse et l’Alsace ne disposaient d’aucune compétence artistique ! Comme si les Mulhousiens étaient incapables d’exprimer quelques goûts ou avis en matière d’art, car bien évidemment ils n’ont pas été consultés sur le choix de l’artiste.

 

« Ces rébus sont là pour créer du lien » dixit Michel Samuel Weis !

Merci à l’Alsace pour la traduction car « l’alphabet n’est pas facilement reproductible »…. Mais certains d’entre eux claquent comme une gifle provocatrice au fronton d’immeubles (pas si privés que çà) des quartiers populaires. Ainsi sur le Pax, le rébus signifie « Les meilleurs voyages, c’est confirmé, sont souvent ceux qu’on s’abstient de faire ». Dans un quartier où une grande partie de la population ne peut s’offrir de vacances ! A moins que ce rébus veuille faire référence aux expulsions Bessonesques.

Puis, encore à Bourtzwiller, rue de la Tuilerie : « Parfois, des vacances réussies peuvent aussi être la réussite d’une illusion ». Et aussi, avenue de Colmar celui-ci qui résonne comme un grand mystère : « Il n’y a d’étranger en l’étranger que l’étranger ». Qui comprend quoi dans ces paroles de bobos ?

Peut être qu’en cherchant à comprendre ces rébus, les Mulhousiens en oublieront leur frigidaires vides, les files d’attentes et sans issues du pôle emploi !

Même Frédéric Mitterrand lors de sa visite à Mulhouse n’a pas osé s’exprimer sur les rébus, il est vrai qu’il n’est pas très enclin à l’art contemporain.

 

Pendant ce temps, les graines d’artistes dans les quartiers ainsi que les artistes confirmés de Mulhouse s’étranglent de ne recevoir aucun soutien ou alors des miettes de commandes publiques.

 

Nous, Droite Moderne de Mulhouse, proposons à Tobias Rehberger d’imprimer en rébus sur le fronton de la mairie : SECURITE, ELITISME, PRECARITE.

Commentaires

Si votre source d'information, cher DMM, était parfois autre que le journal dominant, et que par exemple vous lisiez "l'autre journal" mulhousien, les DNA, vous auriez appris le rififi que la commande artistique a déjà suscité dans le quartier "populaire" comme vous dites, de Bourtzwiller. Les habitants, au Conseil de quartier et ailleurs,ont déjà vertement exprimé leur étonnement et déception à propos des rébus et du jardin Pruvliqué qui doit être installé square Baumann. Allez DMM, un petit effort de pluralisme, il y a deux journaux à Mulhouse, c'est une chance et ça ne durera pas forcément... Y'a pas que l'Alsace dans la vie! Surtout si l'on prétend être bien informé...

Écrit par : cloclo | 19/02/2010

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