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06/02/2010

Bockel, copié et collé Emile Muller

« La tradition socialiste est un élément de l’histoire de Mulhouse avec laquelle il faut compter mais qu’il faut aussi comprendre » (1)

C’est aussi l’histoire de trahisons qui se répètent…

 

Dans son livre, « Mulhouse du passé au présent », JMB se réclame l’héritier d’illustres socialistes comme Jean Martin ou Auguste Wicky qui « à la veille de la 1ère guerre mondiale ont sensiblement amélioré la condition matérielle des ouvriers, obtenu le droit syndical et surtout on acquit le pouvoir politique. C’est la fin du règne des notables… Dorénavant, il y aura deux forces qui vont s’affronter à Mulhouse, d’un coté la gauche qui défend un programme de transformation de la société, de l’autre la droite conservatrice avec la bourgeoisie Mulhousienne et ses alliés centristes »

Avec le Front Populaire, c’est la mémoire de Jean Wagner qu’il honore.

 

Et puis arrive Emile Muller qui « marque le début des compromissions à Mulhouse comme au plan national et l’amorce d’une politique qui va conduire E. Muller dans le camp de la droite ».

En 1964, la nouvelle loi prévoit l’élection d’une seule liste toute entière, sans possibilité de panachage. « Si cette loi marque un progrès sur la situation antérieure, elle supprime par contre toute opposition, donc tout contrôle au sein du Conseil Municipal, ce qui est néfaste ».

 

Le cas Muller

« En 1969, Emile Muller commence déjà à prendre ses distances avec le socialisme. Ayant perdu le siège de député, il lui faut absolument conserver celui de maire ».

« Au congrès fédéral de 1970, Emile Muller va tenter d’imposer sa ligne politique…. Mais il est mis en minorité sur les motions d’orientation… ce n’est pas le Parti Socialiste qui a changé, c’est Emile Muller qui veut conserver la mairie à n’importe quel prix. Mais E. Muller et ses amis n’ont pas l’honnêteté de démissionner… Continuant à utiliser le sigle du parti, ils envoient une lettre à chaque adhérent mulhousien avec un talon-réponse, où celui-ci doit déclarer son adhésion à la motion… et continuer à adhérer à la section mulhousienne du parti  qui prendra le sigle de « Parti de la Démocratie Socialiste » ».

« Cet homme devenu maire doit toute sa carrière au Parti Socialiste. Il va bien mal l’en remercier en continuant d’exploiter l’ambigüité de son ancienne appartenance au socialisme durant plus de dix ans encore. »… « Au départ, une grande partie de l’opinion publique Mulhousienne est déroutée par le virage [à droite NDLR] d’Emile Muller, qu’elle continuera longtemps à considérer comme un socialisteCelui-ci entretiendra d’ailleurs soigneusement cette ambigüité. Pourtant, l’évolution du Parti Démocratie Socialiste vers la droite est de plus en plus nette, mais le mouvement reste très marginal sur le plan national, tandis qu’à Mulhouse même, il devient de plus en plus un petit club d’élus municipaux. »

« Malgré son double langage, Muller se retrouve bel et bien dans le camp de la droite la plus conservatrice ».

 

(1)Extraits du livre « Mulhouse du passé au présent »

De Jean Marie Bockel et Eugène Riedweg  - 1983

 

Nous, Droite Moderne de Mulhouse, dénonçons le manque de vision de cette équipe qui les conduit à reproduire les faits qu’ils ont eux-mêmes dénoncés.

 

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