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01/09/2009

Manif de chiens à Brunstatt pour sauver un club d'utilité publique

manif chiens Brunstatt.JPG

 

 

Rendez-vous était donné ce samedi matin 29 août aux 385 membres du club d’éducation canine de Brunstatt-Mulhouse, le plus grand club canin du Haut Rhin.

Le soleil, la bonne humeur, de nombreux membres du club de Mulhouse, Brunstatt, Didenheim ou ailleurs ainsi que de nombreux amis étaient venus de partout en Alsace, d’Allemagne de Suisse pour soutenir cette manifestation inédite.

César, Dick, Ayla, Echo, Briska, Cado, Shiwas, Dakota, Elton, Arean, Deale, Daphnée et bien d’autres : 300 chiens et 450 amis des chiens ont témoigné des résultats sans conteste du club canin en matière de bonne éducation : chiens et maîtres respectueux de l’environnement et des personnes rencontrées sur le parcours.

Tous venaient manifester contre la volonté du maire d’expulser une association de bénévoles reconnue d’utilité publique !

 

 

Pourquoi tant d’acharnement ?

-          Sur les 385 membres du club, seuls 35 sont brunstattois.

-          La commune de Brunstatt verse 550 euros de subvention au club canin alors que la ville de Mulhouse n’en verse que 500.

-          Le club n’existe que depuis 1985 (date à laquelle le club a juste changé de nom).

Autant d’arguments mesquins et petits mis en avant par Flury maire.

 

Or, ce terrain est entretenu depuis 55 ans par les bénévoles du club et nous vous invitons à aller voir la qualité des soins apportés : herbe verte, végétaux splendides, gazon tondu, bâtiments propres et accueillants bâtis de leurs propres mains, …

Il est vrai que ce beau terrain plat, facilement reliable – ce d’autant plus depuis le souterrain sous la voie ferrée et le canal, d’un coût pharaonique – à proximité de l’université, des infrastructures sportives, de la piscine et de son McDonald’s, dans une zone d’activité économique, a vu sa valeur foncière exploser.

 

Le nouvel ami de Jean-Marie Bockel à la CARMA a sûrement quelques projets immobiliers en attente sur son bureau – des rumeurs circulent – « projets d’implantation artisanales et commerciale », « hôtel 4 étoiles », cela n’est pas sans nous rappeler le « signal fort d’entrée de ville » qu’est le Trident mulhousien et son « flop » magistral, qui doit laisser bien des investisseurs sur leur faim.

D’autres rumeurs font écho d’une SCI, constituée entre autres par Flury junior, à l’occasion de cette éventuelle manne foncière.

 

Les visées lucratives génèrent des comportements des plus douteux.

Après avoir réclamé la tête du président du club canin, Flury père et maire ont tenté la veille d’annuler la manifestation en invitant les représentants du club canin à une « négociation ». Or une négociation devrait viser la satisfaction des deux parties, Flury doit avoir une autre définition de ce terme.

 

Mais pourquoi une telle mobilisation ?

 

Tous ceux qui ne fréquentent pas un club canin et qui ont salué cette manifestation haute en couleur ont bien vu que les aboyeurs, les mordeurs et les fachos ne sont pas ceux que l’on croit.

Seul élu du coin présent sur le terrain, Binder s’exprime en serrant un maximum de mains : « j’ai failli aller au club canin mais je n’ai pas le temps d’avoir un chien, vous comprenez j’en ai déjà six à la maison », référence à ses six enfants. Glups ! Certains apprécieront – tels ceux qui proposaient le « puçage » des enfants Roms.

Bien que des petits slogans humoristiques aient fusé à mi-voix dans la foule « Flury à la fourrière », « Flury au pied », un club  canin n’a rien d’un réservoir de votes protestataires !

 

Le club réunit des membres de tous horizons sociaux ou de pensées qui se retrouvent autour d’un même objet : l’amour de leurs chiens et le souci de leur bonne éducation. Un club canin est un facteur d’échanges et de rencontres qui ne pourraient peut être pas se faire dans d’autres circonstances, on y apprend à se connaître et à se comprendre au-delà des clivages idéologiques et des a-priori.

 

Une manifestante témoigne : « L’éducation du chien c’est avant tout l’éducation du maître »

 

Le président, Jean-Maurice Willig, s’exprime devant la mairie sourde et muette : « Ce club d’utilité publique depuis 55 ans demande à être reçu par le Maire pour qu’un nouveau bail soit signé. Ce n’est pas une revendication, ce n’est que justice ».

 

Des panneaux proclament :

« Fermer un club canin c’est comme fermer une école maternelle »,

 « Nous les enfants voulons retrouver les joies du mercredi »,

« Après 55 ans de bons soins du terrain par des bénévoles, le maire veut le récupérer, pourquoi ? Il y a anguille sous roche ».

 

 

Nous, Droite Moderne de Mulhouse, dénonçons les calculs de profitabilité à court et moyen terme pris sans mesurer le risque réel qu’il y a à détruire le lien social et la qualité de vie des citoyens, dans un esprit d’authentique ouverture, seul générateur de bénéfice à long terme pour l’ensemble du monde vivant.

Commentaires

Bonjour Droite moderne
Ami des chiens, je ne voyais pas qui était ce Binder auquel vous faites allusion, et voici ce que j'ai trouvé sur internet :
"Binder : les lieurs de merde"
« un binder sert à dissimuler dans un programme anodin et convoité un ou plusieurs parasites afin de leur faire pénétrer un système. » Ci dessous le lien :

http://assiste.com.free.fr/p/abc/a/binder_lieurs.html"

Écrit par : Claude | 03/09/2009

Merci pour cet article

Écrit par : cours d'anglais | 02/11/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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